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Tempo Latino 2010

Ahhhhhh… le fameux festival de Vic-Fezensac ! – ou comment faire d’un village paumé du Gers la capitale française de la salsa !

Tempo Latino c’est quatre jours d’hommage à la musique latine, dont trois entièrement consacrés à la salsa, et cette année, j’y étais. J’ai donc pu profiter de l’ambiance exceptionnelle des arènes, envahies par de nombreux aficionados, certains d’origine latine mais d’autres aussi Français qu’il est possible de l’être, convertis à la latinité par leur passion de la salsa. C’est drôlement beau à voir, cette synergie, cette communauté de plaisir, surtout en ces temps d’égoïsme et de nationalisme pas forcément toujours de bon ton… comme quoi pour réunir les gens, il n’y a pas que l’identité nationale… ahum.

Cette année au programme de Tempo Latino il n’y avait que du très agréable. Jusqu’au dimanche soir, rien d’extraordinaire, mais aucune déception non plus, et puis les dimanche… BAOUM !!!

– le vendredi, Calambuco, une découverte colombienne festive avec des musiciens très généreux et à qui on a envie de souhaiter la même carrière internationale qu’à leurs compatriotes de la 33 – merci les gars pour la démonstration brillante de ‘soneos’ en collaboration avec le choriste de Choco Orta, et pour l’esprit de pure salsa que l’impro du tromboniste et celle du choriste de Choco a su apporter -, et les korrigans en délire de Salsa Celtica (introduits par deux MCs déguisés en Ecossais kilté et en lutin irlandais, mélangeant allègrement le whisky et l’armagnac pour un cocktail de bienvenue dans le Gers), complètement allumés, et d’une qualité technique assez hallucinante – imaginez le mélange de musique celtique traditionnelle (irlandaise et écossaise) et de salsa… vous voyez ? non ? c’est ici : http://www.salsaceltica.com/. Un seul regret : pas forcément ‘bailable’, la musique de Salsa Celtica… et un petit reproche : l’harmonie n’était pas tout à fait au rendez-vous dans le groupe, avec un pianiste totalement effacé qui faisait presque la tronche, et un chanteur un peu absent, pas aussi généreux que le bongocero ou les musiciens celtiques. Mais j’ai beaucoup pensé à mes amis musiciens, que cette inventivité et cette technicité auraient laissés pantois.

– le samedi, expérience mitigée : les bons musiciens de Grupo Fantasma n’étaient pas tout à fait assez salsa pour nous ce soir-là, notre envie de danser commençait à prendre le dessus, nous n’avons donc pas écouté le concert jusqu’au bout – mais cela n’enlève rien à la qualité musicale des quatre morceaux entendus. Nous sommes revenues pour Choco Orta, un personnage complètement délirant et du même coup attachant, dont le numéro nous a bluffées. Il me semble très compréhensible que d’autres n’aient pas accroché au one-woman-show qu’elle nous a fait, car au-delà de sa personnalité et de son groove, il ne restait pas grand’chose : les musiciens ne dégageaient rien, il n’y avait pas d’harmonie, d’esprit de groupe – se connaissaient-ils seulement avant le concert ? – et je me suis même demandé s’ils prenaient du plaisir à jouer pour elle, sachant qu’elle leur vole la vedette de A à presque Z (non parce qu’elle les présente quand même !) : lors du solo du conguero, Choco l’a proprement dégagé de derrière ses congas pour prendre le relais, et idem pour le solo de timbales – qu’elle a pourtant moins bien réussi. Mais il reste un franc moment de rigolade, et une admiration sans bornes pour ce bout de femme qui s’agite sur la scène, court partout, fait même des pompes (cocaïne ou adrénaline ?), chante avec ses tripes, improvise comme il se doit, nous parle, et évoque les plus grandes chanteuses noires du rock et de la soul, Tina Turner en tête. Généreuse jusqu’au bout, elle reviendra pour ses trois rappels, et rien que pour ça : merci Choco !

– le dimanche, ahhhh… le dimanche ! Une première partie très honorable assurée par la Sucursal S.A., une formation de Barcelone, visiblement ravie d’être là et dont le plaisir était communicatif. Quelques reprises de standards, dont un très agréable Guararé – pour lequel je remercie Amour d’avoir été mon partenaire de danse -, un clin-d’oeil plus que sympa au regretté Michael Jackson, avec une version latine de Thriller, et hop, c’est au tour de la formation de Jimmy Bosch de prendre la scène. Et là… la claque – les claques. Première claque : tous les musiciens sont des superstars, ils ont accompagné les plus grands, et ce concert qui les réunit de façon très exceptionnelle est un TRES gros cadeau qu’on nous fait. Deuxième claque : les deux premiers morceaux sont ultra-décevants… eh oui ! Mauvais réglage de son, on s’en prend plein les oreilles avec des basses surchargées et les chanteurs semblent chanter faux… ça promet ! Troisième claque : a priori la régie a corrigé le tir et le concert devient tout bonnement une tuerie… chaque solo est un truc monstrueux, le timbalero joue comme un boxeur en apesanteur, le pianiste – enfin les pianistes devrais-je dire, puisque l’un des morceaux sera joué par un guest de l’est à l’étrange coiffure de page médiéval, mais aux doigts de fée – sont excellentissimes, chaque instrumentiste à vent déchire, et les deux soneros, jeunesse versus expérience, sont à tomber. Le meilleur : le visible plaisir que prend chacun des musiciens à jouer avec les autres, les sourires, les accolades, les défis fraternels, et la fierté d’être là et de jouer avec Un Tel : voilà ce que doit être l’harmonie dans un groupe. Jimmy Bosch en leader modeste, fier de ses recrues, attentif au plaisir de chacun, heureux d’être à Vic où il se dit – et se sent visiblement – « en famille », est touchant, au-delà d’être excellent dans sa partition de tromboniste : il soutient visiblement la grande chanteuse blonde qui, à sa droite, n’en mène pas large, a priori très impressionnée d’avoir été recrutée pour ce concert, et qui se rassérène peu à peu dans toute cette chaleur humaine… La générosité extrême du groupe qui a joué au final pendant plus de trois heures, nous laissant sur les rotules mais ravis absolument, sera pour moi le meilleur souvenir de ce Tempo Latino 2010. Et finir en apothéose est le meilleur moyen de se rappeler positivement cette édition… bien joué les organisateurs !

Au-delà du on, Tempo Latino c’est aussi un off – dont j’ai hélas très peu profité, mais qui habille les journées et les nuits du festival de bon live -, des sandwiches au magret de canard et des verres de vin rouge, des gens totalement beurrés et des comas éthyliques dans l’esprit des ferias du sud-ouest, des moments entre ami(e)s qui ne se voient pas souvent, des before et des after dans les bars locaux avec de super DJs (ou de moins bons, mais passons…), des danses-que-du-plaisir-pas-de-démos-parisianistes, du soleil, et de la pluie aussi – parce que Tempo Latino, c’est de tout et pour tout le monde, et y’a pas de raison que la pluie en soit exclue.

Un village entier qui ne vibre que par et pour la salsa pendant trois jours, et c’est en France que ça se passe ! Vous devriez maintenant savoir ce que vous faites, le dernier week-end de juillet 2011… non ?

Gataloca

Voir http://www.tempo-latino.com

Tempo Latino 2010

Tempo Latino 2010

Article publié le mercredi 11 août 2010



1 Commentaire pour “Tempo Latino 2010”

  • amelie 11 août 2010 à 22:36

    Ahhhhh… mon amie Anne-Laure m’a fort justement rappelé que j’avais oublié de mentionner un épisode à la fois touchant et énervant de l’édition de cette année. Jimmy Bosch, vers la fin de son concert, a souhaité « partager son âme » avec nous, comme il nous l’a annoncé, en nous offrant un duo trombone/basse pendant que le reste du groupe disparaissait en coulisses. Le bassiste, tranquille comme Baptiste – Baptiste le bassiste, tiens, ça devrait pouvoir faire un jeu de mot sympa ça, pour la prochaine fois -, est resté sur scène pendant que Jimmy descendait s’asseoir à l’extrême bord, les pieds dans le public, et nous offrait un magnifique moment d’émotion. c’est drôle comme un musicien peut, effectivement, vous offrir son âme juste en jouant…

    Ce qu’il y a eu d’agaçant, voire de très énervant, a été l’attitude de la majorité du public, que le silence relatif venu de la scène – une basse et un trombone font beaucoup moins de bruit qu’un big band tout entier – n’a pas perturbé, et qui a continué à taper la discute et à boire des bières sans avoir un tant soit peu l’impression de déranger ceux qui écoutaient, et d’insulter ceux qui jouaient. Répond-on à quelqu’un qui vous dit « je vous offre mon âme » : « ouais, OK, sympa, et sinon toi comment vont les enfants ? quoi ? naaaaaaan c’est pas vrai ? tu rigoles ? ». i au moins les conversations environnantes avaient pu être sur le thème du « mon dieu mais c’est magnifique », avec larmes dans les yeux et mains sur le coeur à l’appui, je crois que j’aurais pardonné cette vulgarité ambiante (l’insensibilité confine parfois à la vulgarité, non ?), mais non, les conversations étaient triviales et/ou stupides. Pardonnez-moi si je me trompe, mais il me semblait qu’un espace de concert comme celui des arènes était, quelque part, un territoire un peu sacré, non ?

    On en vient à réfléchir sur le sens de l’art et le rôle de l’artiste dans la société : si l’artiste doit changer le monde et lui offrir son coeur en pâture (artiste-Christ ?), il faudrait encore que le monde ne soit pas occupé à autre chose de tellemeeeeeent plus intéressant !!!

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